mardi 12 juillet 2016

Nouvelles du 12 juillet 2016 bis - entrée en Pologne

C'est le mercredi 6 juillet que je suis entré en Pologne. Les installations frontalières entre la Slovaquie et la Pologne ont été désertées et semblent à l'abandon. Ça change des miradors et des barbelés de l'époque !

A quelques kilomètres de la frontière, je me suis arrêté pour la nuit à Zakopane. Il s'agit d'une station de montagne située à quelque 1100 m d'altitude et il fait plutôt frais. Je décide donc de chercher une chambre, d'autant plus que le ciel est menaçant.

Après deux tentatives, je trouve une chambre dans un chalet typique de la région, construit en bois sombre. L'accueil est sympathique et le logement correct. En soirée, je pars à la découverte de la ville qui est bondée de touristes. L'offre en restaurants est pléthorique et les enseignes occidentales sont bien présentes. On a de la peine à imaginer se trouver en Pologne. Un succulent schweinhaxe vient clôturer cette journée de plus de 500 km aussi marquée par de monstrueux bouchons après la fin de l'autoroute en Slovaquie. Ce secteur était aussi truffe de radars mobiles et il n'y avait donc pas moyen de dépasser.

Le matin, après avoir visité le cimetière qui recèle une multitude de monuments improbables, je prend la route pour Cracovie. Il me faudra plus de trois heures pour parcourir 100 km tant le trafic est dense. Je me demande ce que je suis venu faire dans ce chaos. Étonnamment, la circulation dans la ville de Cracovie est très fluide et j'arrive à l'heure convenue avec mon logeur airnb.

Mon hébergement se trouve idéalement placé et je peux atteindre le centre historique et l'ancien quartier juif, très en vogue, en quelques minutes à pied. Après un premier tour de cette ville magnifique, je décide d'aller dès le lendemain visiter les mines de sel de Wieliczka. Je m'y rends en train et tout se déroule sans complication. La visite du circuit touristique (il y a aussi une visite plus authentique mais je ne voulais pas salir mon unique jean) dure plus de trois heures et on descend dans la mine par un escalier en bois aménagé dans un ancien puits a 130 m de profondeur. On se trouve alors au troisième niveau et il y en a encore six au-dessous. Les anciennes galeries sont bien éclairées et climatisées. Le fond a été cimenté et il n'y a aucune trace d'humidité. Des millions de tonnes de bois ont été utilisés pour consolider les galeries et les grandes excavations. Ces dernières peuvent mesurer jusqu'à 35 m de hauteur et je suis resté admiratif devant le travail accompli par les charpentiers pour soutenir tout cela. Certaines de ces grandes salles ont été aménagées, en églises ou salle de concert. On peut voir plusieurs systèmes de levage vertical en bois, les plus grands et plus modernes étaient actionnes par plusieurs chevaux tournant en rond. On montait ainsi la roche contenant le sel (95 % de sel et seulement 5 % d'impureté) et en même temps on descendait le bois pour l'étayage. Ces systèmes de levage ne comportaient aucune pièce métallique, vu l'effet corrosif du sel. Du tout bel ouvrage que plus d'un million de visiteurs admirent chaque année.

Le retour s'est fait à nouveau en train dans lequel je suis monté sans avoir pu acheter un titre de transport. C'est sans sourciller que le contrôleur m'a délivré un billet ordinaire, sans supplément, pour la modique somme de 75 centimes ! Plus rien à voir avec l'époque communiste et pour l'avoir vécu en Hongrie, je n'en reviens pas.

Le lendemain , soit le samedi 9 juillet, j'ai visité le château royal de Wawel et plus particulièrement les appartements privés. Le chateau et ses bâtiments annexes, la cathédrale adjacente, ont été reconstruits plusieurs fois. Ce complexe est emblématique pour la Pologne durement touchée durant son histoire et de nombreux polonais visitent les lieux. Ici aussi, une gestion impeccable des visiteurs évite de devoir faire la queue des heures durant. On choisit la partie que l'on veut visiter et la langue du guide et on reçoit un billet avec une heure d'entrée. Pour ma part, j'avais trois heures d'attente que j'ai pu mettre à profit pour aller faire une petite sieste à la maison. Bien mieux que de faire le pied de grue ! La visite en elle même ne m'a pas passionne à part quelques belles pièces de mobilier d'époque. Mais pour les amateurs de tapisseries et de peinture flamande, ça doit valoir le coup.







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